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Motricité libre et activité autonome : Libérez et laissons faire les bébés !

Le 04 janvier 2020
Motricité libre et activité autonome : Libérez et laissons faire les bébés !
Motricité libre de l'enfant. A partir de quel âge ? Comment dois-je procéder ? Dois-je m'inquiéter de pas l'avoir dans les bras souvent ? Ne serait-il pas mieux dans un trotteur?

Laisser à l'enfant une motricité, c'est lui permettre une totale liberté de mouvement afin qu'il découvre son corps et son environnement, développe une activité spontanée dans le respect de son rythme d'apprentissage. A la clé, une aisance corporelle parfois étonnante, une excellente capacité à évaluer les risques et à se tirer de situations imprévues, une meilleur confiance en lui.

Compétent, dès les 1ers jours :

C'est à nous de composer l'environnement dans lequel il va pouvoir s'appuyer sur ses propres ressources pour faire lui-même, dès son plus jeune âge.

Oublions le transat, c'est à plat dos sur un tapis ferme mais confortable qu'un nouveau né sera le plus à même de découvrir le monde qui l'entoure, d'expérimenter ses sensations. Sa tête est au repos, la cage thoracique à plat dégage ses poumons, ses mains et ses pieds sont mobiles, sa colonne vertébrale n'est pas sollicitée.

C'est à la fois le point de départ de ses acquisitions motrices et la position la plus reposante pour lui, à laquelle il reviendra une fois fatiguée de ses découvertes.

A sa disposition, des petits objets souples et légers, pourquoi pas un tapis composé de différentes textures et les sons et mouvements de la vie quotidienne autour de lui.

Avant qu'il ne soit capable de se déplacer on évite le mobile ou le portique d'activités. Il propose des éléments qui "jouent seuls" que l'enfant peut difficilement porter à sa bouche, une activité pauvre en fin de compte. De plus un enfant qui à l'habitude du pratique n'a pas l'expérience motrice d'aller chercher des objets autour de lui à 180°.

L'adulte, un observateur vigilant :

Le seul but des interventions de l'adulte est de maintenir les conditions optimales à l'activité auto-induite des enfants. Si l'enfant est en difficulté, montre des signes de fatigue ou d'ennui on cherche à recréer une situation ou il retrouvera soit, son bien être soit, son plaisir à être actif sans pour autant rompre avec le principe de non ingérence dans le jeu.

Un espace lisible pour une activité spontanée:

Un espace lisible, toujours rangé de la même manière, dans lequel il trouvera ses repères. Si il y a trop de choses l'enfant tombe vite dans l'ennui.

Tout se passe dans les temps de soins :

Pratiquer la motricité libre au quotidien, c'est aussi demander à l'enfant une coopération active aux gestes nécessaires pour les soins. C'est à dire utiliser des gestes simples/spontanés pour l'habiller, lui demander d'avancer sa main pour enfiler son vêtement ou bien de lever ses jambes pour le change et attendre son mouvement. L'enfant grandissant devient de plus en plus conscient de cette coopération qui a un moment devient volontaire. En prenant le temps d'échanger, de saisir son regard, de lui montrer ce que l'on fait c'est cette conservation active et essentielle qui le renforce, le nourrit et qu'il réutilise seul sur son tapis dans son jeu.